Pour avoir sauvé la famille de
Wolf Borowski pendant la s
hoa, le docteur Louis
Malécot et le commissaire de police
Henri Gillot ont été nommé, à titre posthume, Justes parmi les Nations

.
La cérémonie s’est déroulée avec leurs petits enfants en présence des délégués régionaux du Comité Français
Yad Vashem et présence, notamment, du Rabbin
Yoni Krief, aumônier de la garnison de
Nantes.
Une phrase, tirée des allocutions de ce jours, les résume : «
Ces hommes de grande noblesse d’âme, dont la discrétion fut à la hauteur de leur courage ».
« La cérémonie a permis à Michel
Borowski de rappeler que le commissaire de police et le médecin, amis de la famille depuis, étaient des gens simples. Les deux héros de la famille étaient même très pudiques, ne parlant quasiment jamais de ces faits : en juillet 1942, le commissaire apprend
qu’une rafle va se produire. Il prévient des familles
bauloises d’origine juive. Beaucoup n’y croient pas et ne réagissent pas sur le champ. Entre le 14 et le 20 juillet, 52 membres d’origine juive sont arrêtés, dont 12 enfants, puis déportés le 20 juillet, à
Auschwitz. La famille
Borowski, un fourreur dont le commerce Le tigre royal est installé avenue de
Gaulle, accepte de fuir avec sa femme et son jeune fils de 5 ans, Michel. L’autre fils est à Paris. Le commissaire
Gillot prévient le docteur
Malécot. Ce dernier va transporter la famille jusqu’à
Angers, de nuit, dans une ambulance. La tête du père de famille est bandée, et le fils a un bras dans le plâtre, pour l’occasion ! La famille pourra rejoindre une ville thermale de la Creuse où elle se cachera jusqu’à la fin de la Guerre, avant de revenir. » [Extrait de la presse locale]