17 février 2012

Protection et bénédiction pour nos soldats


En concertation avec le Grand Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite, le Grand Rabbin de France a modifié le texte de la Prière pour la République que nous récitons régulièrement.
Suite à cette initiative, Monsieur Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combattants s'est exprimé ainsi dans un courrier adressé au Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim.
Cette attention « marque, une fois de plus, votre profond attachement à la République Française et aux valeurs qu'elle défend et honore l'engagement de tous nos compatriotes qui œuvrent avec courage et abnégation sur tous les théâtres d'opérations, et parfois, hélas, jusqu'au sacrifice suprême ».
Avant de conclure et de qualifier cette initiative de « marque d'humanité ».
"Que l'Eternel accorde sa protection et sa bénédiction pour nos soldats qui s'engagent partout dans le monde pour défendre la France et ses valeurs. Les forces morales, le courage et la ténacité qui les animent sont notre honneur."

12 février 2012

Dernier hommage

Pour un dernier hommage à l'Aumônier Bourgeois
Le 10 février 12, aux Invalides :
C'est avec émotion que plusieurs aumôniers israélite, dont l'Aumônier Général et l'Adjoint terre, se sont associés, ce vendredi, aux hommages rendus au Pasteur Franck Bourgeois décédé dans la fleur de l'âge. Le Pasteur étaitAumônier Général et Adjoint terre.

« Je le connaissais depuis 1995 àChalons en Champagne. … Il y a deux mois, il nous avait invité à un déjeuner fraternel.
Nous garderons en mémoire son sourire et son énergie. » a déclaré le Grand-Rabbin Haïm Korsia, Aumônier Général.

L'aumônerie israélite présente ses sincères condoléances à ses parents, à son épouse et à ses enfants.
Aux aumôniers protestants, elle présente ses sentiments fraternels.

7 février 2012

Sa Majesté le Sabbat


« Le peuple d'Israël a une magnifique création qui lui appartient en propre : c'est le jour saint et vénérable de Sa Majesté le Sabbat.

« Dans l'imagination populaire, le Sabbat est devenu un personnage vivant, pourvu d'un corps, d'une apparence, resplendissant d'or, de beauté. Quant le Saint, béni soi-Il, eut achevé l'œuvre de la création, c'est le Sabbat qu'il introduisit dans Son Univers, « afin que le dais nuptial qui venait d'être construit et dressé ne demeurat point sans fiancée ». A ce Sabbat, merveille préférée du Saint, béni soit-Il, parmi tous les trésors qu'Il possède, Il n'a pas trouvé d'associé autre qu'Israël formant avec lui un couple parfait » (Bialik).
Sans doute, l'idée du Sabbat, du repos hebdomadaire, symbole de liberté et de dignité humaine, jour de renaissance spirituelle, fait-elle partie, et au premier chef, du legs qu'Israël a transmis à l'humanité. Il a cependant gardé, au sein du peuple de Moïse, un caractère, une saveur spécifiques. « Tu appelleras le Sabbat tes délices. » « Rien ne pourra jamais égaler la bénédiction spirituelle que la tranquillité si parfaite du jour du Sabbat. » N'est-ce pas là le sens profond des répliques de Rabbi Josué aux questions du général romain : « Pourquoi les mets du Sabbat dégagent-ils une si bonne odeur ? - Nous avons une épice spéciale, nommée Sabbat, c'est son odeur que tu respires. - Donne-m'en donc ! - Quiconque observe le Sabbat peut en jouir, mais à qui ne l'observe pas, elle n'est d'aucune utilité. »


Extrait de « Le judaïsme dans la vie quotidienne » p. 78 à 80, Rabbin Ernest Gugenheim

1 février 2012

Les explorateurs

La lection Chela’h Le’ha s’ouvre sur une revendication qui apparaît au départ tout à fait légitime. Les Hébreux demandent à Moshé la possibilité de mettre sur pied une équipe d’explorateurs pour découvrir la Terre Promise.
Comment est-elle ? Sera-t-elle facile à conquérir ? L’homme en effet ne peut compter sur un miracle permanent et doit s’efforcer tout d’abord de faire tous les efforts nécessaires pour réaliser son projet, et l’Eternel viendra assurer sa réussite.
Les hommes désignés sont des notables et leur rapport aura un impact fort sur le peuple. A leur retour, au lieu de vanter les mérites d’un pays tout à fait extraordinaire, ils ne cessent de le dénigrer, insistant sur l’impossibilité de le conquérir, face à des géants et des villes aux hautes murailles fortifiées.
Il n’y a donc aucune volonté de progresser ni aucune confiance en l’Eternel !
Il est vrai que les moyens naturels semblent dérisoires pour ce petit peuple face à des populations autochtones dont la taille et la force étaient légendaires. Mais Israël n’a-t-il pas une histoire hors du commun ? Le Pharaon et ses chars ne furent-ils pas engloutis ?

C’est une grande leçon apportée par notre lection. Au sein de notre Communauté ou de notre peuple, il faut se lancer, et construire ; l’entreprise semble folle, irréalisable, qu’importe ! Si c’est pour le bien du Ciel, il faut faire les efforts possibles (Ichtadelout) et le succès viendra d’En Haut couronner nos efforts. Il se peut que le succès ne soit pas visible immédiatement, voire même dans notre génération, il ne faut pas désespérer, ce qui a été semé dans une génération portera nécessairement ses fruits dans les générations à venir.
Cette nuit du Retour des explorateurs, presque tout Israël a désespéré de son Créateur et a refusé d’entrer en Terre d’Israël ; ils seront condamnés à errer quarante ans dans le désert.
C’était la nuit du 9 Av, prédestinée à de nombreux malheurs d’Israël et à la destruction des deux Temples de Jérusalem (-586 et +70).
Aujourd’hui, nous avons tous ensembles les moyens de transformer ce jour de jeûne en un jour faste pour tout Israël.

Grand Rabbin Bruno FISZON; amôunier en RTNE