Bon, il faut être honnête : la prière pour la République, j’en suis très fier. C’est quelque chose d’assez émouvant d’entendre le samedi dans les synagogues, devant les rouleaux de la Torah ouverts, une prière pour la République, ...
Cette prière a deux vocations. La première est d’exprimer le bonheur à vivre dans un pays qui est le nôtre, qui le premier nous a reconnu des droits et qui nous considère pour ce que nous sommes, c’est-à-dire des citoyens égaux aux autres. La seconde a trait au sens de la prière, qui a valeur d’action pour un homme de piété, quelle que soit sa religion. On pourrait appeler cela « la fonction performative » de la prière, car prier, c’est agir. Prier pour la République, pour la France, cela signifie d’une certaine manière que l’on s’engage à construire la France. Et l’une des données fondamentales de la France, c’est la laïcité. […] La laïcité, c’est le respect des rites de chacun dans les lois de la République. Et c’est aussi le respect de quelque chose d’essentiel qui s’appelle le « vivre ensemble ».
Cette prière a deux vocations. La première est d’exprimer le bonheur à vivre dans un pays qui est le nôtre, qui le premier nous a reconnu des droits et qui nous considère pour ce que nous sommes, c’est-à-dire des citoyens égaux aux autres. La seconde a trait au sens de la prière, qui a valeur d’action pour un homme de piété, quelle que soit sa religion. On pourrait appeler cela « la fonction performative » de la prière, car prier, c’est agir. Prier pour la République, pour la France, cela signifie d’une certaine manière que l’on s’engage à construire la France. Et l’une des données fondamentales de la France, c’est la laïcité. […] La laïcité, c’est le respect des rites de chacun dans les lois de la République. Et c’est aussi le respect de quelque chose d’essentiel qui s’appelle le « vivre ensemble ».
Extrait de "Paroles d'Alliance :Dialogue entre un pasteur et un rabbin sur la société française" par le Pasteur François Clavairoly et le Grand Rabbin Haïm Korsia.
Collection religion, François Bourin éditeur – décembre 2010, 233 pages. Prix public : 20€.













Dans la semaine du 10 novembre 10 , s'est tenue une réunion des aumôniers du Sud-Est de la France. C'est à Toulon qu'ils se sont retrouvés pour travailler, rencontrer la communauté juive locale et s'immerger pendant quelques heures au sein de la Marine. Parmi les moments forts de cette rencontre, la mise à l'honneur du Bigou (le plus jeune, en jargon de la Marine) à qui l'Amiral à remis un cadeau souvenir. Cadeau bien mérité car notre Bigou n'était autre que l'Aumônier Ary Samoun, aumônier de Toulon et donc habitué de sa rade. Il avait organisé de main de maître la ré



