19 février 2014

Hommage national aux membres du groupe Maanouchian

Le Président François Hollande rend hommage aux membres du groupe Manouchian exécuté par les nazis le 21 février 1944.
Vendredi 21 février, le président de la République François Hollande présidera la cérémonie d’hommage aux résistants du Groupe Manouchian exécutés par les nazis et dont plus de la moitié étaient juifs. Un geste qui vaut l'hommage officiel de la France pour ces héros que l’occupant qualifia d’ « armée du crime » et fusillés le 21 février 1944 au Mont Valérien.
Cette année marquera le 70ème anniversaire des 23 martyrs immortalisés par la célèbre affiche rouge placardée sur les murs de Paris et annonçant leur condamnation à mort. Emblème de l’union sacrée entre des Juifs ayant essentiellement échappés à la rafle du Vel d’Hiv de juillet 1942, des Arméniens, des Espagnols rescapés de Franco et des camps français des Pyrénées, et des Italiens résistant au fascisme, cette affiche devint célèbre grâce au film de Frank Cassenti. 12 étaient des Juifs étrangers.
Olga Bancic, seule femme du groupe sera décapitée.
Côté nazi, cette affiche fut l’emblème du terrorisme et de la propagande, exhibant dix portraits qualifiés ainsi : "Witchitz Juif polonais, 15 attentats, 5 déraillements , Boczov Juif hongrois, chef dérailleur, 20 attentats , Rajman Juif polonais, 13 attentats , Manouchian
Arménien chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés" .
Olga Bancic, seule femme du groupe et mère d’un bébé sera décapitée à Stuttgart, le manuel de droit criminel de la Wehrmacht interdisant alors de fusiller les femmes.

De ce groupe constitué autour de Missak Manouchian et Joseph Epstein, ne reste aujourd’hui qu’ Arsène Tchakarian, 98 ans et présent le 21 février. Pour cet hommage officiel, Élysée mobilisera les chœurs de l’Armée française à hauteur exceptionnelle de 60 choristes avec, au programme, le chant des Marais et celui des partisans qui précédera la lecture des noms des 23 suppliciés. Devant 350 invités sélectionnés par le protocole le Président Hollande déposera une gerbe à la mémoire des martyrs.
Cet hommage républicain est une consécration.
Initiateurs depuis cinq ans de cet hommage conjoint, l’AIA (Aumônerie Israélite des Armées) dirigée par le Grand Rabbin Haïm Korsia et l’ANACRA (Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants Arméniens)présidée par Antoine Bagdikian inviteront la veille 150 participants à une journée d’hommage : déjeuner à l’Ecole militaire avec Catherine Vieu Charrier adjointe au Maire chargée du monde combattant, allocutions de Bertrand Delanoe maire de Paris et Kader Arif, ministre délégué aux Anciens Combattants, Charles Aznavour ...
Suivront une visite du Musée de l’Armée et un ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe avec dépôt de gerbe par certains invités dont Philippe Allouche, Directeur général de la FMS. Pour le Grand rabbin Haïm Korsia, au-delà de l’encouragement au travail de mémoire commun, cet hommage républicain salue l’engagement inconditionnel des Juifs français et étrangers, ce peuple à la nuque raide qui ne plie jamais sous le joug de l’infamie.

Véronique Dubois


Aumônier israélite des armées

14 février 2014

Dissuasion nucléaire



Audition des aumôniers militaires en chef sur le thème de la dissuasion nucléaire
Extrait de l’intervention du Grand Rabbin Haïm Korsia devant la Commission de la Défense nationale à l'Assemblée Nationale le 12 février 14

"Lorsque le prophète Jonas vient devant la ville de Ninive en disant 'si vous ne vous repentez pas, dans 40 jours, Dieu va vous détruire', la ville se repent. Celui qui menace est crédible et les gens en face sont intelligents. La menace du fort à l'intelligent fonctionne. Mais quand Moïse prévient Pharaon des plaies qui s'abattront sur l’Égypte s'il ne laisse pas partir le peuple d'Israël, Pharaon n'écoute pas. La dissuasion du fort envers le fou ne fonctionne pas"

Fin du XXVème congrès international des aumôniers militaires de l'OTAN




C'est l'Aumônerie Israélite des Armées qui a clôturé la dernière journée de communication de ce rendez-vous essentiel pour les forces armées. 
Mercredi après-midi, l'AIA avait placé sa séance sous le signe des "blessures invisibles".
Le Grand Rabbin Korsia, aumônier général israélite des armées, a confié la parole aux délégations britanniques et allemandes pour leur expérience en ce domaine. Côté français, le Pr Didier Sicard, ancien président du Comité National Consultatif d'Ethique, a souligné la difficulté de traiter ces blessures dans un contexte médical où le visible fait foi.
 Le Grand Rabbin H. Korsia et l'aumônier Véronique Dubois ont évoqué la mission concrète de l'aumônier dans le rapport Souffrance/espérance et "comment réinstaller le soldat blessé dans la vie au quotidien". Des réflexions nourries par les psaumes du Roi David et les premières bénédictions à la Torah, énoncées au réveil:"Tu es source de bénédiction ... Toi ... qui redresse ceux qui sont courbés"...
Les aumôniers des forces de l'OTAN ont été mis a l'honneur lors la cérémonie de ravivage de la flamme. 
Les aumôniers ont accédé à l'Arc de Triomphe sous le regard ébahi du public, en remontant à pied la partie supérieure des champs Elysées. Une gerbe a été déposée par les aumôniers en chef de l'OTAN dont le GR H.K et le Général David Beauchamp, headquarters european command chaplain of the USA.

5 février 2014

3 février 2014

Avec les aumôniers en chef de l'OTAN

Du 3 au 7 février 2014, se déroule le XXVème Congrès international des aumôniers en chef de l'OTAN, sur le thème "Souffrances & Espérances".


"Comme le Temple était au centre de Jérusalem, 
le Saint des Saints au cœur du temple, 
l'Homme est au cœur de ce congrès" 

(Grand rabbin Haïm Korsia, Aumônier en chef israélite -allocution du dîner d'ouverture.

http://www.aumonerie-israelite-des-armees.fr




FMI à salon de Provence

Le 16 Janvier dernier s’est déroulé à la base aérienne 701 de salon de Provence un déjeuner en l’honneur des stagiaires qui participaient à la formation militaire initiale (FMI).


A cette occasion le Général LEGENDRE nous a reçu très chaleureusement pour un entretien en présence des représentants des différents cultes notamment israélite représenté par l’aumônier Lionel DRAY (GSBDD Marseille- Aubagne)
Il est à noter que ce jour correspondait à la fête de Tou Bichvat qui marquait le renouvellement de la nature…

12 décembre 2013

Hanoukka à l'HIA du Val de Grâce.

P
Elles ne s'éteignent jamais !
Pour diffuser le miracle de Hanoukka au monde, il est recommandé de poser la hanoukkia - chandelier- près d'une fenêtre...
C'est ainsi qu'un patient du Val de Grâce a choisi d'observer cette prescription, tout en remplaçant les flammes réelles ... par des flammes de papier, découpées par des enfants. Ceci en plus de l’allumage réel et  quotidien, que  les patients et les personnels israélites ont pu réaliser chaque jour avec une 'hanoukkia laissée à leur disposition dans l'espace inter-cultes de l'hôpital, par l'aumônier militaire israélite de l'établissement, Véronique Dubois.


Dans cet hôpital, un allumage officiel a eu lieu mercredi 4 décembre avec le Grand Rabbin H. Korsia, aumônier général israélite des armées. L’assistance était telle, que certains ont dû rester à l’entrée de l'espace qui était comble.
Aumônier Véronique Dubois

9 décembre 2013

Jeudi 28 novembre, l’aumônier Jonathan BLUM (ZD Est) a organisé une visite de la Grande Synagogue de Strasbourg pour les familles des militaires espagnols basés à Strasbourg, à la demande du Père Carlos Alberto Gutierrez, aumônier catholique du contingent espagnol de l’Eurocorps. Jeudi 28 novembre, l’aumônier Jonathan BLUM (ZD Est) a organisé une visite de la Grande Synagogue de Strasbourg pour les familles des militaires espagnols basés à Strasbourg, à la demande du Père Carlos Alberto Gutierrez, aumônier catholique du contingent espagnol de l’Eurocorps.

Jonathan BLUM (Aumônier ZD Est)
Photo : Carlos Alberto Gutierrez

5 décembre 2013

Eurocorps

En décembre 2013, l’Aumônier BLUM (ZD Est) a assisté à Strasbourg, à un exercice international de simulation opérationnel de déploiement rapide de l’Eurocorps en situation de crise. Un véritable Quartier Général de théâtre d’opération y  a été déployé durant 2 semaines.

Au total, ce sont quelques 800 hommes et femmes de 8 nationalités (Français, Espagnols, Allemands, Belges, Luxembourgeois, Grecs, Turcs et Polonais) qui ont participé à cet exercice simulant des troubles civiles avec toutes les conséquences sécuritaires et humanitaires que cela pourrait engendrer. 
Le but de l’exercice est également d’envisager les conflits sous une approche globale et plus uniquement militaire, intégrant les populations et acteurs concernés.


Jonathan BLUM (Aumônier ZD Est) – Décembre 2013

Célébrations de Honouka : Officielles et conviviales

 Après les Hôpitaux militaires de Percy des Invalides en début de semaine, c'est à l'hôpital militaire du Val de Grâce,que les patients ont procédé à l'allumage officiel de lumières de 'Hanouka.




 Là, c'est le Grand Rabbin Alain Goldmann, ancien Aumônier Général, qui, en fin de cérémonie, à fait la prière pour la République Française.


La synagogue accueille la B.A. 133


Souvenirs : Mercredi ...., dans le cadre d'une activité de cohésion, l'Aumônier Daniel Dahan, a guidé un groupe de personnels de la B.A. 133 à la découverte de la synagogue de Nancy.

Vers 1470, une dizaine de familles juives vivaient à Nancy. La synagogue y fut construite en 1788. Aujourd'hui, elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Des offices y sont toujours célébrés et le centre communautaire qui jouxte la synagogue témoigne des activités de la communauté juive de Nancy.

Après la première guerre mondiale, la communauté s'agrandit avec des immigrés juifs qui arrivent de Pologne ; ils trouvent du travail dans les usines sidérurgiques des alentours (Pompey, Pont-à-Mousson, Pont-Saint-Vincent), dans l'industrie chimique (Dombasle, Varangéville).

Les Allemands entrent dans Nancy le 16 juin 1940. Le 8 mai 1942 paraît l'ordonnance du port de l'étoile jaune. Le dimanche 19 juillet 1942 a lieu la première rafle de juifs étrangers. L'avant-veille, la Gestapo s'était rendue au Service des Étrangers afin d'exiger la liste des juifs. Des inspecteurs de police, sous la conduite de Messieurs Vigneron et Marie, prévinrent à temps les familles juives. Ainsi, des centaines de juifs purent quitter leur domicile avant la rafle et avoir la vie sauve. De nombreuses autres familles n'ont malheureusement pas eu cette chance.

Au centre communautaire dit du " 55 " on peut admirer une toile du peintre Mané Katz, L'insurrection du ghetto de Varsovie, ainsi que d'autres fresques représentant les musiciens traditionnels juifs des bourgades d'Europe Centrale.
(crédit photo :synagogue de Nancy collec. M et A Rothe)

A la synagogue des Armées

Le mercredi 07 novembre 2013 s'est tenue à la synagogue des forces armées, la synagogue Chasseloup-Laubat, la cérémonie patriotique à la mémoire des morts pour la France lors de la guerre 1914-1918 en présence du Colonel Schill, Chef de corps de l'Etat-Major particulier du Président de la République, et du Rabbin Joël Jonas, aumôniers régional d’Île de France.

Monsieur Claude Hadad Président de la synagogue insista sur le devoir du souvenir dans une société où le tissu social a tendance à se fragiliser sous l'effet de la crise économique.

Le Rabbin Jonas a fait un commentaire rabbinique portant sur la différence entre "Esaü, l'homme des champs et Jacob, l'homme des tentes".
Esaü était celui qui voulait s'approprier la terre en pensant que c'est une possession éternelle (cette même revendication territoriale qui fut à la genèse la guerre de 1914-1918); mais Jacob, est l'homme qui sanctifie le temps et le partage avec les autres donner du sens.

Rabbin Arié Berros, Aumônier RTNE 


26 novembre 2013

Célébration : 'Hanouka

Rabbi Nathan Chapira, l’auteur du «Megalé Amoukot», établit un lien entre le combat nocturne engagé par l’ange d’Essav contre Yaacov, profitant de la solitude de notre patriarche lors du franchissement du gué du fleuve appelé Yabok, et la fête de Hanoukka. Il explique que les fameuses petites fioles que Yaacov retourna chercher, seul, sur l’autre rive du cours d’eau, selon le commentaire de Rachi (Genèse XXXII, 25) n’étaient autres que des fioles d’huile portant le cachet du grand prêtre du temple de Jérusalem, combustible indispensable à l’allumage de la Menora. A l’orée de l’histoire du peuple juif, même au péril de sa vie, Yaacov, ne peut se résoudre à abandonner derrière lui cette huile sacrée, symbole de notre sagesse et de notre pureté, seul garant du succès de l’Odyssée des enfants d’Israël à travers les âges. Cet anachronisme nous montre que Jacob se préparait à chercher de petites fioles, comme si notre présent bâtissait notre futur.

A l’heure où notre société semble minée par une crise de confiance, où le souhait «bon courage» a remplacé le traditionnel «bonne journée», il me paraît nécessaire de rappeler la confiance en l'Eternel et l’héroïsme de notre patriarche, sa témérité mise au service d’un idéal lumineux de bonté et de partage avec l’autre. Se souvenir que selon la Thora, le courage n’est pas seulement une vertu nécessaire à l’accomplissement de performances physiques. Enseigner, transmettre, soutenir, donner, partager, échanger, exigent eux aussi de chacun d’entre nous un véritable courage. Porter ce message de la fête de Hanoukka auprès de tous les personnels militaires et civils de la Défense que nous soutenons, me paraît utile, nécessaire et déterminant.
Grand Rabbin Haïm Korsia - Aumônier Général

25 novembre 2013

Le bain rituel : Mikvé

C'est dans le cadre de la formation continue du corps rabbinique d’île de France que l'Aumônier Adjoint terre à donné une conférence sur les bains rituels.
Le premier bain rituel est très ancien; en effet, dès la création du monde, la Bible mentionne le « rassemblement d'eau » que constitue l'océan. Au fil des siècles, le bain rituel, devient une véritable construction architecturale -tout en respectant ses normes rigoureuses- et s'inscrit auprès des objets de cultes qui ont toujours accompagnés le peuple juif.

21 novembre 2013

Grand pélérinage à Auschwitz

Le jeudi 7 novembre, l’Aumônerie Israélite des Armées à organisé un pélérinage à Auschwitz  accompagné par Elie  Buzyn, resapé de ce camp de la mort.
Sur place, l’initiateur et réalisateur de ce voyage le Grand Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées dit que « pour certains, Auschwitz est une histoire, pour d’autres, c’est leur histoire mais aujourd’hui, c’est plus que jamais notre histoire à tous ». 
S’inspirant d’Elie  Wiesel il dit également  « nous  prenons  une  responsabilité  parce  qu’entendre  les  témoins,  c’est  devenir  témoin  soi-même.  Nous  avons  donc  la responsabilité de transmettre et de dire »


D’après Hadassah Eliraz, Actu J

20 novembre 2013

…comme les autres ?

A l’initiative d’Ariel Rebibo, rabbin de Thionville, et de Gérald Rosenfeld, notre aumônier de la réserve citoyenne, Véronique Dubois à donné une conférence sur le thème « aumônier israélite des armées : un aumônier…comme les autres ? ».
Devant une assemblée nombreuse elle présenta les diverses facettes de ses missions, auprès des patients, civils, militaires, et du personnel, israélite ou pas.
Elle conclut sur la qualité première des aumôniers, « soldats de la Parole » renvoyant ainsi à l’ouvrage commis par tous nos aumôniers, et insistant sur le fait que la parole restait l’arme des aumôniers, certes, mais une arme performative, qui construit, et repousse les limites de la maladie, l’isolement et l’obscurantisme.

Rabbin Philippe Choucroun

Aumônier régional ZD Est

Réunion de travail à l’HIA Legouest

Jeudi 23 octobre, l’aumônerie de Zone de la Défense Est a eu l’honneur d’accueillir l’Aumônier Général le Grand Rabbin Haïm Korsia.et l’aumônier Véronique Dubois en charge de l’HIA du Val de Grâce ( Paris ) et de l’HIA Bégin (Saint -Mandé).

Après une séance de travail et un repas réunissant les aumôniers, honorés de la présence de Monsieur le député Meyer Habib, la journée se poursuivit à l’Hôpital d’Instruction des Armées Legouest, à la pointe des services de rééducation et réinsertion des blessés de guerre.
Dans une logique de soutien à l’HIA Legouest, notre Aumônier en chef proposa alors que l’aumônerie apporte sa contribution notamment sous forme de matériel et de livres. 

12 novembre 2013

Les enfants des écoles juives sous l'Arc



La flamme de l'Arc de Triomphe à Paris a été ravivée ce 5 novembre par l'Aumônerie Israélite.
Une impressionnante délégation d'enfants d'écoles juives de la région parisienne étaient là aux côtés des aumôniers militaires.
Le Grand Rabbin Haïm Korsia, Aumônier général, accompagné de quelques uns des enfants, raviva la flamme.
Le Rabbin Joël Jonas, Régional CMIDF, conclu la cérémonie par un vibrant « Evénou chalom 'alékhèm / Puisse D.ieu, tout puissant, nous apporter la paix ».

« Au jour où nous fêtons cette liberté retrouvée, nous ne pouvons oublier les souffrances endurées par ceux qui y ont contribué au prix de leurs vies. Les tranchées, les maladies, le froid, le sol jonché de cadavres, tout contribuait à briser le moral des troupes. Mais l’espoir ne meurt pas facilement! Seule leur mort sur le champ d’honneur a mis un terme à ces nobles sentiments.

Aujourd’hui, leur souvenir force notre respect! Dans le silence de leurs tombes, puissent-ils entendre les prières que nous adressons pour le salut de leurs âmes ! » Extrait du discours de l'Aumônier Philippe Choukroun, régional RTNE, non 20123.

11 novembre 2013

'Hanouka : En nombre croissant


Que vient symboliser l’allumage en nombre croissant des bougies de Hanouka?
Le Talmud (Chabbat 21b) cite une discussion entre Chamaï et Hillel au sujet du nombre de lumières à allumer. Chamaï dit qu’il faut allumer huit le premier soir, sept le second, pour n’allumer qu’une seule le 8eme soir. Hillel dit l’inverse: une le premier soir, deux le second et ainsi de suite.
La Tradition a retenu l’avis de Hillel.
Derrière cette discussion en apparence technique, se cache une discussion idéologique. Le Hidouché Harim (Maître h’assidique du 19eme siècle) explique cette divergence de vue  autour de  la symbolique du feu: il brûle et éclaire en même temps. Le feu qui brûle le mal diminue à mesure que le mal régresse. La flamme qui éclaire grandit une fois qu’elle a bien pris. La Tradition a donné priorité à  l’éclairage qui grandit, chassant automatiquement les ténèbres du mal.
Arié Tolédano (RTSE)

8 novembre 2013

11 novembre à Strasbourg

Nous publions ci-dessous des extraits du discours prononcé par l'Aumônier Claude Hoenel (RTNE), à l'occasion de ce 11 novembre 2012 à quelques mois de son départ à la  retraite.
...
Nous réunissons dans un même souvenir ceux qui combattirent et pour qui le 11 novembre 1918 marqua la fin d’un cauchemar, mais aussi ceux qui 25 ans plus tard tentèrent d’arrêter le déferlement d’une idéologie de division et de haine.
Mais à côté de ceux qui moururent les armes à la main, nous pensons aux millions de civils, victimes des mêmes conflits, aux myriades de déportés dans les camps de la mort, que leur origine, leur idéologie ou leur idéal vouait à la destruction physique.
Et avec le souvenir français, nous rappelons leur sacrifice que nous n’avons pas le droit d’oublier.
...
Le monde possède un potentiel de richesses capable de nourrir tous les hommes et d’aider à leur développement social et humain.
Puissions-nous faire entendre la voix des millions de morts des guerres que le monde a connues et connaît encore, depuis le début du 20e siècle, pour dénoncer tous ces affrontements qui ne sont que générateurs d’autres affrontements.
En priant pour le repos de leurs âmes, demandons à D.ieu qu’Il ouvre le coeur des hommes au dialogue pour chercher ensemble une solution qui donne à tous les moyens de vivre dans la dignité et dans la paix.